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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 21:43
La Caisse National d'Assurance Maladie mène un combat permanent pour l'acceptation du générique. En effet, ces médicaments contiennent les mêmes moléculesque leurs cousins de marque. Pourtant selon la Cnam, beaucoup trop d'idées reçues perdurent sur ces produits et incitent certains patients à ne pas les utiliser.
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« Les génériques seraient des médicaments moins sûrs », c'est contre ce type d'affirmation que l'Assurance Maladie se bat. Selon elle, leur fiabilité est assurée par leur composition moléculaire rigoureusement identique aux médicaments « princeps » (de marque) ; le fait qu'ils soient assemblés avec des excipients* différents ne nuit pas à leur action.
 
D'ailleurs, l'Assurance Maladie a dernièrement confirmé leur crédibilité grâce à une étude épidémiologique. En effet, pendant deux ans, 10 000 patients traités contre le cholestérol ont été suivis. Les essais ont porté sur un des médicaments les plus prescrits en France (6 millions de boîtes par an) pour faire baisser le taux de cholestérol : la Simvastatine 20mg. Il s'est donc avéré qu'il n'existait aucune disparités en matière d'efficacité et de sécurité entre le médicament de marque et son générique.

D'où vient la méfiance ?

Le nombre de récalcitrants aux génériques demeure encore élevé. Depuis son existence, pour la première fois, la consommation de ces médicaments a même baissé (-3% pour l'année 2011). Cette méfiance est d'ailleurs amplifiée par un rapport de l'Académie de Médecine publié en février 2012. Il affirmait notamment la différence de performance entre les deux sortes de médicaments. Néanmoins, ce texte a vivement été contesté depuis.
  Lexique.jpg
Certains mettent en cause les praticiens. En effet, bien que depuis 1999 la substitution d'un princeps par son générique est autorisée par le pharmacien (cf : Code de la santé publique), le médecin a toujours la possibilité d'apposer sur l'ordonnance l'indication « NS »*. Ces deux lettres interdisant le remplacement par un générique. Une enquête BVA montre que sur 200 généralistes pour le Gemme (Générique Même Médicament), 22 % des ordonnances portent la mention «non substituable» de plus le taux est encore plus élevé pour des généralistes de plus de 55 ans. L'Assurance Maladie affirme donc que les médecins usent et abusent de ce droit.
 
Afin d'y voir plus clair, nous avons contacté Laurent JALADEAU, directeur de la CPAM de l'Aude (11)
 
Un enjeu économique

Si le générique est moins cher ce n'est pas parce que c'est un produit bas de gamme. Pour rappel, lorsqu'un médicament est créé un brevet protège sa molécule pendant les vingt premières années. Ensuite, cette formule tombe dans le domaine public et par conséquent se retrouve sur le marché concurrentiel, ce qui permet de faire baisser son coût. Au final, le prix d'une pilule génériquée est entre 30 et 40% moins cher qu'un médicament traditionnel. En 2011, malgré la baisse de consommation, le recours aux génériques a permis d'économiser 1,4 milliards d'euros (cf : interview ci-dessus).
 
generique1.jpgPour augmenter la consommation du nombre de médicaments génériques, et faire plus d'économies, certaines Caisses Primaires veulent imposer des sanctions. C'est le cas dans les dailCôtes-d'Armor, où si l'assuré refuse le générique, il devra avancer lui même les frais de ses médicaments. Enfin, une nouvelle convention devrait favoriser l'utilisation des génériques. Signé le 6 avril dernier, avec les pharmaciens, le texte prévoit de rémunérer partiellement ces derniers en fonction de la part de génériques délivrés.
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A lire également : Nouvelle polémique autour des médicaments génériques

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Published by onamarchesurlaune - dans Santé
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