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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 15:39

 

A la Saint Gaston pas de « téléfon qui son ». Tout du moins, c'est ce qu'espère l'inventeur des «  Journées mondiales sans téléphone portable  ». Elles débutent aujourd'hui et invitent les utilisateurs à réfléchir si cet outil de communication n'est pas trop envahissant voir aliénant.

evolution-telephone-portable.jpg

Ces dernières années, il s'est installé dans notre vie. De plus en plus présent et performant, le téléphone portable est devenu un des moyens de communication le plus utilisé. Aujourd'hui, c'est la douzième édition de la  journée mondiale sans téléphone portable. C'est d'ailleurs, en clin d'oeil au regretté Nino Ferrer, que l'écrivain Phil Marso a choisi le 6 février (jour de la Saint-Gaston).

 

Cependant, l'instigateur de cette journée (qui dure en fait 3 jours) se défend de militer contre le téléphone portable. Pour lui, ce n'est pas l'appareil qui est en tort mais plutôt l'utilisation qu'on en fait. « Je propose uniquement un débat de réflexion pour peser le pour et le contre. »

 

Chacun dans sa « bulle »

 

Le GSM « empiète petit à petit sur notre vie privée ». Phil Marso a remarqué que notre téléphone portable avait tendance à nous enfermer sur nous-même. « Les gens sont de plus en plus dans leur bulle, avec leur entourage, avec l'inconnu virtuel. Dans le métro, la majorité des yeux sont rivés sur leur portable. Pour moi, le métro est l'occasion de découvrir de nouvelles têtes. », justifie-t-il.

 

anti telephoneCôté affectif, même combat. Pour notre spécialiste, le téléphone portable serait un grand frein aux relations amoureuses. « Il y a 4 millions de célibataires, le téléphone portable n'aide pas car on s'isole dans le virtuel. »

 

L'écrivain explique également que par cet outil « génial » les patrons n'hésitent plus à contacter leurs salariés en dehors des heures de travail. Le GSM emprisonnerait le travailleur dans sa sphère professionnelle. Phil Marso s'étonne que personne n'est encore soulevé ce problème. « Mon souhait, peut-être idéaliste, est que les syndicats salariés comme patronaux puissent se saisir de ce problème et voient s'il est possible d'imaginer des protocoles pour que les salariés, notamment les cadres, ne soient pas forcément appelés en vacances ou le week-end. », précise-t-il.

 

Les smartphones

 

smartphone.jpgVous l'aurez remarqué mais depuis sa naissance le petit appareil de téléphonie a beaucoup mué. En quelques secondes, il peut désormais se transformer en GPS, en agenda, en calculatrice ou encore en console de jeux, etc. Ses mutations sont réellement très nombreuses. Ces nouvelles prouesses technologiques sont communément appelées « smartphones ».

 

Chaque jour, ces petits gadjets de poche tentent de nous convaincre de leur essentialité. Un comportement compréhensible pour Phil Marso : « On nous incite de plus en plus à avoir un smartphone. Il va devenir indispensable pour les démarches administratives. »

 

Le langage SMS

 

Avec l'arrivée des téléphones portables, un nouveau langage est né. Celui des SMS (Short Message Service). Les puristes de la langue française ont vu ces petits textes (appelés textos) saccager leur bien.

 

La position de Phil Marso sur cette problèmatique est plutôt floue. En effet, en rédigeant le premier livre entièrement écrit en langage SMS « Pa sage a taba vo SMS », les critiques ont fusé. Depuis, il a publié plusieurs autres livres en textos comme «  Frayeurs SMS » ou encore une réécriture des fables de la Fontaine « La font'n j'm ». 

 

Lorsqu'on demande au professeur de français Céline Decroocq si l'écriture SMS influe sur les fautes d'orthographe la réponse est sans appel. « Oui, sans conteste. L'utilisation du SMS, notamment pour les enfants qui ont un portable dès la 6ème, perturbe fortement la grammaire et l'orthographe qu'ils sont censés avoir acquis. Ils collent certains mots entre eux et ils ne savent plus les segmenter ! »

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Published by onamarchesurlaune - dans Société
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